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La Kinésiologie

Pr. Louis Nahmani
Dr Arash Zarrinpour

Avec Goodheart, Walther, puis Nahmani, pennet d'examiner les zones en dysfonction douloureuse, ou non douloureuse, en appuyant très légèrement sur la peau qui recouvre chaque zone, et d'étudier cette activité en relation avec un muscle «témoin» dont on aura testé préalablement la validité.

En résumé, la kinésiologie est basée sur quelques règles qui sont :

    l- La mesure par le praticien de la force de contraction musculaire du deltoïde du bras patient par exemple, selon la technique dite de « résistance-contre résistance ». Pour débuter classiquement, il faut que ce premier bilan soit convenable : ce jeu entre l'opérateur et le sujet examiné doit démontrer la présence d'une résistance - contre résistance correcte. Dans ce cas de bonne santé, la musculature du bras aura une force de contraction normale : le muscle témoin est qualifié d'énergo-positif(E+).
    2- Au contraire, si le muscle testé présente une dysfonction (contracture, spasme), force de contraction musculaire sera perturbée : ce muscle est alors qualifié d'énergo- négatif (E-) selon la terminologie de Nahmani (1984).
    3- L'opérateur choisit un muscle E + pour poursuivre l'examen.
    4- II touche la peau qui recouvre un muscle masticateur élévateur ou abaisseur, ou une dent, ou une muqueuse. Il applique une légère pression sur la zone à tester, comme s'il appuyait sur la touche d'un clavier d'ordinateur, à la recherche d'une aire nociceptive
    5- Ainsi, il met en relation la peau de la zone testée avec le muscle-témoin qui devient reflet de l'état de santé ou de dysfonction de cette zone. Si la zone examinée est saine le muscle témoin reste E +. A l'inverse, si la zone examinée est dysfonctionnelle ou douloureuse, le muscle témoin devient E -. Par conséquent, le muscle témoin intervient comme un écran d'ordinateur qui transmet la réponse de la mémoire centrale.

2a

Figure 2a :
Schéma Loco-régional de la nociception mettant en relation un muscle trop raccourci, par spasme ou contracture, un point d'interrogation energonégatif cutané (E-), et l'interaction des différentes fibres sensitives avec cette dermo-neuro-dystrophie, qui apparaît comme un point "réflexe" sur la peau.

Cet effet met en jeu une réaction du système nerveux périphérique par rapport au système nerveux central (Nahmani, 1990): en cas de dysfonction, douloureuse, ou non douloureuse, substance P en excès de la peau déclenche une réaction des met-enképhalines, qui ouvrent les canaux à K+, et ferment les canaux à Ca++, qui affaiblissent le muscle témoin par hyper polarisation (fig 2). Toutes ces réactions en chaîne durent l nanoseconde.

2b

2b : Représentation schématique du mode de fonctionnement du test kinésiologique. La sollicitation d'une surface de peau saine recouvrant un muscle normal(en vert) entraîne une réponse E + au niveau d'un muscle témoin. Par contre, la sollicitation d'une surface de peau recouvrant un muscle raccourci, dysfonctionnel, ou hypertomque, (en rouge) engendre un signal nociceptif qui entraine l'ouverture des canaux à potassium et la fermeture des canaux à calcium: on observe alors un affaiblissement du muscle témoin qui est énérgo-nésatif

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