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Pr. Louis Nahmani
Dr Arash Zarrinpour
(fig. 5) : Si l'appareil manducateur est en dysfonction en raison d'une mandibule symétriquement et anormalement reculée, c'est une bi-rétrocondylie qui doit et considérée comme une perte de dimension verticale postérieure symétrique. Elle peut être conséquence d'une classe 2 dentaire ou squelettique, d'une interposition linguale entre les incisives mandibulaires et maxillaires, ou d'un crâne en flexion chronique, ou d'un système locomoteur en extension chronique, ou bien une combinaison de plusieurs de ces facteurs.
5a
5b
Fig.5: Classe 2 musculaire :
5a: La mandibule est dans une position dyfonctionnelle en rétraction. Les
temporaux postérieurs sont énergo-négatifs : on note une rétrocondylie bilatérale,
5b : On peut souvent observer une occlusion de classe 2 d'Angle associée.
Dans ce cas, l'analyse kinésiologique démontre la présence de deux faisceaux temporaux
postérieurs dysfonctionnels, trop raccourcis, et donc énergo-négatifs (E-), ainsi qu'un
raccourcissement dysfonctionnel des chaînes musculaires postérieures, le plus souvent associé
à des douleurs vertébrales en C2-C3, C7, D9 à D12, et L5-SL
Dans cette classe 2 musculaire, le montage en articulateur en relation soi-disant « centrée » est
inacceptable. En plaçant les condyles dans la position « la plus haute et la plus reculée», selon
la définition classique de la relation centrée, nous aggravons la dysfonction initiale. La
mandibule se retrouve alors dans une position encore plus reculée, ce qui raccourcit encore
plus les faisceaux postérieurs des temporaux, et aboutit à une plus forte perte de dimension
verticale : en dehors du risque de provocation d'un claquement articulaire, le résultat en est
une hyper-flexion des os crâniens, et une plus grande extension du système postural, ce qui
augmente encore les céphalées, les cervicalgies, et les douleurs vertébrales ..!
5e
5d
5e:Le dos est fréquemment en hyperextension vertébrale associée à une énergo-négativité des chaînes musculaires postérieures,
5d: Debout, les yeux fermés, le patient réalise des oscillations d'avant en arrière.
De ces faits, nous déduisons logiquement le traitement de cette classe 2 musculaire et avançant la mandibule (Farrar, GeÎb), afin d'obtenir une classe l musculaire au moyen de gouttières sectorielles postérieures, recouvrant les prémolaires et les molaires mandibulaires (Nahmani et coll., 1995) (fig.6 ci-dessous).
A l'issue du port des gouttières sectorielles, le montage en articulateur des modèles du patient va permettre d'établir un plan de traitement orthodontique ou prothétique rationnel. En ODF il faut égresser les prémolaires et molaires tout en recherchant des rapports inter-incisifs idéaux par suppression des supraclusies ou béances.
En prothèse, il faut reconstruire les prémolaires et molaires par des onlays ou des couronnes respectant la nouvelle dimension verticale augmentée. Celle-ci correspond au rétablissement de contractions symétriques des muscles masticateurs et des mouvements crâniens et posturaux, définis en classe 1 musculaire.
Fig. 6 : Traitement des classes 2 musculaires :
Le port de deux gouttières sectorielles postérieures permet de repositionner la mandibule plus en avant afin d'obtenir un équilibre harmonieux des temporaux et de la musculature corporelle en général. Les condyles se retrouvent dans une normoposition physiologique ou E +.
Suite de l'information : Classe 3 Musculaire
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